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En 2024, cultivons l'optimisme


Dessin inspiré de la célèbre fable de la grenouille, qui met en garde

contre une accoutumance conduisant à ne pas réagir à une situation grave


Cultiver l'optimisme ? Oui mais lequel. Comme le chasseur, comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais. Celui qui narcotise et celui qui pousse à agir. L'optimisme est souvent brandi comme un étendard par ceux qui ne veulent pas voir ce qui ne va pas. Qu'on parle de catastrophes, ils détournent le regard, qu'on évoque une situation révoltante, ils affichent une attitude compréhensive, ils ne lisent que des informations positives, ne regardent que des feel-good movies... Pour l'optimiste, rien n'est jamais tragique, il prend les choses « du bon côté ». A l'heure où on pathologise les sentiments non positifs, ce forcené a le vent en poupe, plein d'une confiance inébranlable, et un peu niaise, en soi et en l'avenir.


Ce portrait à l'excès des gens blindés à la sérotonine illustre ce que les psychologues appellent le biais d'optimisme. Ce n'est pas une maladie, juste un excès de confiance qui conduit au mieux à des calculs foireux au pire à des comportements dangereux. Il a son contraire, le pessimiste. Celui-là a du mal avec ce qui va bien. Il se pense plus lucide que les autres, plus apte à détecter les pièges d'une situation. Sa viralité est importante : le c'est foutu est plus contagieux que le tout va bien.


Bonne nouvelle, on ne naît pas optimiste ou pessimiste. On porte ces deux capacités en nous, l'une pour activer des solutions, l'autre pour scanner les difficultés. Loin de l'optimisme béat qui conduit à ne rien faire et du pessimisme névrotique qui s'auto-entretient dans le ressentiment, apprenons à doser. L'optimisme est une force intéressante collectivement, une réserve d'espérance nécessaire pour aider les autres. Cultivons-la. Qu'elle nous rende plus apte à voir, même dans le désastre, ce qui résiste et suscite l'espoir.


Bonne année

Christiane Rumillat, 3 janvier 2024


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